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Rapport annuel ONEM 2018

Le chômage indemnisé diminue depuis 5 ans. En 2018, le nombre total de chômeurs complets indemnisés, demandeurs d’emploi et non-demandeurs d’emploi s’élevait à 438.477, soit une diminution de 10% ou 48.814 unités.
En 2018, la diminution concerne aussi bien le chômage complet que le chômage temporaire.
 
En ce qui concerne le chômage complet, il faut distinguer 2 groupes :
 
  • Les demandeurs d’emploi indemnisés : leur nombre (348.221) a diminué de 6,8% par rapport à 2017.
  • Les non demandeurs d’emploi indemnisés : leur nombre a diminué en 2018 à la fois chez les chômeurs plus âgés dispensés ( 37,1%) et chez les chômeurs avec complément d’entreprise dispensés ( 14,6%).

Sur les cinq dernières années, la moyenne annuelle du nombre total de chômeurs complets indemnisés a diminué de 212.583 unités.

Cette évolution s’explique principalement par 3 facteurs :

  • pour la cinquième année consécutive, la Belgique a connu une croissance modérée de 1,4% en 2018. Selon la Banque Nationale, l’emploi a augmenté de 59.000 unités en 2018 et d’environ 243.000 unités sur les cinq dernières années ;
  • il y a aussi un effet démographique. Ces dernières années, la population active et la population en âge de travailler ont moins augmenté qu’auparavant et les départs à la pension sont plus nombreux ;
  • enfin, il y a l’effet de plusieurs réformes pour soutenir l’emploi ou réformer l’assurance chômage. Sur ce dernier plan, il s’agit principalement des fins de droit aux allocations d’insertion. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018, 5.123 personnes sont arrivées au terme de leur période d’indemnisation, soit 3 ans ou 3 ans au-delà de 30 ans selon la catégorie familiale. Ils étaient 7.857 en 2016 et 6.404 en 2017.

En ce qui concerne le chômage temporaire, on observe une diminution de 7,2% du nombre de jours chômés en 2018. Le nombre de jours de chômage temporaire pour manque de travail résultant de causes économiques, qui reflète de plus près l’évolution de la conjoncture, a diminué de manière plus forte encore ( 11,5%).

Le nombre de travailleurs percevant des allocations d’interruption (254.541) a diminué de 6,4% par rapport à 2017. Cette diminution concerne surtout le régime de l’interruption de carrière applicable dans le secteur public ( 18,1%). Elle résulte principalement du transfert partiel de compétences vers les régions dans le cadre de la Sixième Réforme de l’Etat. Dans une moindre mesure, le crédit-temps a également connu une diminution ( 5,5%) même si le nombre d’entrants a augmenté du fait de l’annonce d’une réglementation plus stricte en 2019 pour les emplois de fin de carrière. Le nombre de congés thématiques (congé parental, congé pour assistance médicale ou soins palliatifs) a en revanche augmenté de 2,5%.

Les dépenses totales de l’ONEM, hors matières transférées aux Régions, ont diminué de 503 millions d’euros en 2018. Sur 5 ans, la diminution est de 2,6 milliards d’euros, soit  27,5%, aussi pour les différentes raisons précitées.

Le chômage indemnisé continue à diminuer

Pour la cinquième année consécutive, la Belgique a enregistré en 2018 une croissance économique modérée. Le PIB a augmenté de 1,4% sur une base annuelle. Selon la Banque nationale, l'emploi a également augmenté de 59.000 unités au total. Le chômage indemnisé a, dès lors, continué de baisser en 2018, une diminution qui s'est même avérée un peu plus soutenue qu'en 2017. 

Le nombre de chômeurs complets indemnisés demandeurs et non demandeurs d'emploi (avec ou sans complément d'entreprise) a baissé de 10%. Cela représente une baisse de 48.814 unités. Ceci fait passer le nombre de CCI sous la barre des 450.000 allocataires, soit à 438.477 unités en moyenne par mois, ce qui n’était plus arrivé depuis 1981.

Première baisse : les chômeurs complets indemnisés demandeurs d'emploi

En 2018, l'ONEM comptait tous les mois, en moyenne, 348.221 chômeurs complets indemnisés demandeurs d'emploi (CCI-DE). C'est 6,8% de moins qu'en 2017 ( 25.480). La tendance à la baisse des dernières années (2016:  5,3% et 2017:  5,4%) s’est donc poursuivie en 2018 et s’est même renforcée.

Cette évolution a été influencée par l'impact de deux modifications réglementaires :  

  • La limitation du droit aux allocations d’insertion :

Cette modification a fait baisser le nombre de CCI-DE. Le droit aux allocations d’insertion a, en effet, été limité à 36 mois ou à 36 mois après le 30e anniversaire en fonction de la catégorie familiale. En 2018, 5.123 chômeurs qui percevaient une allocation d’insertion au cours des mois précédents sont arrivés en fin de droit. Ce nombre est en diminution. Ils étaient 29.021 en 2015, 7.857 en 2016 et 6.404 en 2017. Des conditions d’admission plus sévères sont également entrées en vigueur au cours de l’année 2015. La limite d’âge pour l’introduction d’une demande d’allocation a été abaissée de 30 à 25 ans et une condition de diplôme s’applique désormais aux jeunes de moins de 21 ans.

  • Le relèvement de la condition d’âge pour la demande d’une dispense d’inscription comme demandeur d’emploi :

Cette modification prévoit que la condition d’âge – 60 ans en 2015 – soit à chaque fois relevée d’un an pour atteindre 65 ans en 2020. En 2018, la limite d'âge s'élevait donc à 63 ans. Cela a entraîné une nouvelle hausse du nombre de CCI-DE, et ce en raison du fait que les nouveaux entrants dans cette classe d'âge ont dû s'inscrire comme demandeurs d'emploi. Par rapport à 2017, le nombre mensuel moyen de CCI-DE âgés de 60 ans ou plus a ainsi augmenté de 8.690 unités, soit +33,8%.

Les constatations qui suivent doivent donc également être interprétées à la lumière de ces modifications réglementaires.

En 2018, le nombre total de chômeurs complets indemnisés demandeurs d'emploi (CCI-DE) a diminué dans les trois régions. C'est la Région flamande qui enregistre la diminution la plus importante ( 8,4%) ; vient ensuite la Région wallonne ( 7,4%) puis la Région de Bruxelles-Capitale ( 1,9%).

Le nombre de CCI-DE a diminué un peu plus chez les hommes ( 7,0%) que chez les femmes ( 6,6%).

On enregistre une forte baisse chez les jeunes ( 15,0% chez les moins de 25 ans). Le nombre de CCI-DE a également baissé dans la classe d’âge des 25-49 ans et des 50 ans et plus, et ce à hauteur de respectivement 8,0% et 2,8%.

En 2018, la diminution la plus forte a été observée pour le chômage de moyenne durée (1 à 2 ans), à savoir  13,7%. Le chômage de courte durée (< 1 an) a tout de même encore diminué de 4,4%. Le chômage de longue durée (2 ans ou plus) a aussi baissé de 6,0%.

Selon le niveau d’études, le chômage a le plus baissé chez les personnes peu qualifiées ( 7,9%). Pour les titulaires d'un diplôme de l'enseignement secondaire et pour les personnes hautement qualifiées, on enregistre des diminutions de respectivement 6,6% et 4,3%.

Selon Eurostat, le taux de chômage harmonisé de la Belgique en 2018 s’élève à 6,0% (une diminution de 1,1 point de pourcentage par rapport à 2017).

Le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés non indemnisés (DE-INI) évolue lui aussi favorablement. Après plusieurs années d'augmentations consécutives et une stabilisation en 2017, le nombre de DE-INI a, en 2018, diminué de 1,7%.

Deuxième baisse : les chômeurs complets indemnisés non-demandeurs d'emploi

Le nombre de chômeurs âgés dispensés et le nombre de chômeurs avec un complément d’entreprise dispensés (anciennement prépension) ont continué de baisser en 2018 de respectivement 37,1% et 14,6%. L’évolution dans ces groupes est influencée, d’une part, par une réglementation plus stricte qui fait baisser le nombre de nouveaux entrants et, d’autre part, par le vieillissement de la population qui entraîne des sorties plus importantes vers le régime de pension.

Troisième baisse :  les chômeurs temporaires

Pour la deuxième année consécutive,  la moyenne annuelle du nombre de chômeurs temporaires passe sous le barre des 100.000 unités physiques. En 2018, on comptait en moyenne 93.397 unités physiques par mois, soit une baisse de 4,0% par rapport à 2017. Ce qui correspond à 19.157 unités budgétaires (soit des équivalents temps plein) ( 7,2%).

Exprimé en jours, le chômage temporaire baisse pour tous les motifs ( 7,2%), sauf pour le chômage temporaire pour cause d'intempéries (+2,8%). Le nombre de jours de chômage temporaire pour manque de travail résultant de causes économiques a lui baissé pour la sixième année consécutive (-11,5%).

Baisse du nombre de travailleurs en interruption de carrière ou en crédit-temps

En moyenne, 254.541 travailleurs par mois ont perçu une allocation d'interruption de carrière en 2018. Il s'agit d'une diminution de 6,4% par rapport à 2017.

La diminution concernait principalement le régime de l’interruption de carrière ( 18,1%), qui s’applique au secteur public. Cette forte baisse résulte principalement du transfert partiel de compétences vers les régions dans le cadre de la Sixième Réforme de l’Etat.

Le crédit-temps, qui est d’application dans le secteur privé et qui est resté une compétence fédérale, a diminué de 5,5% en 2018. C’est la conséquence des conditions d’admission plus strictes pour le crédit-temps et les régimes de fin de carrière qui, depuis 2015, ont entraîné une diminution sensible du nombre de nouveaux entrants. Le nombre d’entrants a toutefois augmenté sensiblement en 2018 (+37,8%) du fait de l’annonce d’une réglementation plus restrictive en 2019 pour les emplois de fin de carrière. Cette hausse ne se marque pas dans la moyenne annuelle du nombre d'allocataires en crédit-temps qui est en baisse car elle ne porte que sur les derniers mois de l'année et qu'elle est en partie compensée par l'augmentation des départs à la retraite.

Ce n’est que pour les congés thématiques (congé parental, congé pour assistance médicale et congé pour soins palliatifs) qu’une augmentation est observée (+2,5%) mais cette hausse est nettement moins élevée que celle enregistrée en 2017 (+6,5%).

Aux 254.541 travailleurs percevant en moyenne chaque mois des allocations d’interruption, il convient d’ajouter 17.659 travailleurs en interruption sans allocations. Cette moyenne mensuelle représente 392.188 personnes différentes qui ont pris une interruption en 2018.

Une évolution non proportionnelle de la charge de travail au sein de l’ONEM

Au total, le nombre d'allocations gérées par l'ONEM (934.409) a baissé de 7,6%. Cette diminution du nombre moyen de paiements mensuels n’a certainement pas réduit la charge de travail dans la même mesure. Du fait de la flexibilité sur le marché du travail, les travailleurs connaissent davantage de transitions dans leur parcours professionnel, ce qui augmente le nombre de demandes d’allocations de chômage. Cette augmentation du nombre de transitions et donc aussi des demandes d’allocations résulte également du fait que le ratio des chômeurs demandeurs d’emploi par rapport aux chômeurs dispensés de recherche d’emploi augmente chaque année. En outre, le traitement des demandes d’allocations est devenu beaucoup plus complexe depuis l’introduction des réformes en matière de dégressivité des allocations de chômage et des allocations d’insertion. De plus, les droits en matière d’allocations de chômage et d’allocations d’interruption sont de plus en plus liés à des conditions en matière de carrière professionnelle. C’est la raison pour laquelle, pour fixer des droits, il est nécessaire de tenir compte de périodes de référence beaucoup plus longues et d’effectuer davantage de calculs et de vérifications.

Soulignons aussi que, depuis 2009, la réglementation appliquée par l’ONEM a été modifiée à 253 reprises, dont 15 fois en 2018. Au total, l’ONEM a octroyé des allocations à 1.459.697 travailleurs différents en 2018. Tenant compte du fait qu’un travailleur peut percevoir plusieurs allocations de nature différente au cours d’une même année (par exemple des allocations de chômage et des allocations d’interruption de carrière ou des allocations payées par le FFE ), cela représente 1.706.375 statuts distincts dans lesquels ces travailleurs ont été indemnisés.

Enfin, on doit également tenir compte de la charge de travail supplémentaire résultant des contrôles préventifs désormais effectués avant l’ouverture du droit aux allocations (vérification de l’adresse, de la situation familiale, de la non perception d’autres revenus, etc.).

Des dépenses globales qui diminuent de près de 2,7 milliards d’euros en cinq ans.

En 2018, l’allocation de chômage mensuelle moyenne pour les chômeurs complets indemnisés demandeurs d’emploi après des prestations de travail à temps plein s’élevait à 1.098,23 EUR par mois (+3,1% par rapport à 2017). L'allocation d'insertion mensuelle moyenne, quant à elle, s'élevait à 803,20 EUR (+4,2% par rapport à 2017). Il faut toutefois rappeler qu’une indexation a eu lieu en 2018. De plus, les évolutions sont également influencées par la revalorisation des allocations dans le cadre de la liaison au bien-être et par des glissements au sein de la population des chômeurs.

Les dépenses pour le chômage global (soit les CCI à l’exception des chômeurs avec complément d’entreprise, le chômage temporaire, l’allocation de garantie de revenu, les dispenses pour suivre des formations ou des études et la période non rémunérée dans l’enseignement) ont baissé de 6,4% sur une base annuelle en 2018. Exprimées sous la forme d'un ratio par rapport au PIB, elles représentent 1,07% (1,13% en 2017), soit le chiffre le plus bas depuis 2007, l'année avant la crise.

Le total des dépenses pour des prestations sociales de l'ONEM, qui ne relèvent pas des postes de dépenses transférés dans le cadre de la Sixième Réforme de l'Etat, a baissé de 503 millions EUR ( 6,8%). En cinq ans, ces dépenses ont baissé de 2,6 milliards EUR, soit  27,5% .

En 2018, les dépenses totales pour les prestations sociales calculées sur le budget de l'ONEM représentaient 1,56% du PIB (contre 1,74% en 2017). Cette évolution à la baisse est due à une conjoncture économique plus favorable depuis 5 ans, à l’évolution démographique et, en particulier, à différentes réformes structurelles instaurées ces dernières années dans le régime de chômage ou pour soutenir l’activité économique et l’emploi. Elle a également été renforcée par l'absence d'indexation en 2014 et en 2015.

Le chômage devrait encore reculer en 2019

Le Bureau fédéral du Plan prévoit une croissance de 1,3% en 2019. Compte tenu de l’évolution de la conjoncture, de l’évolution de la population active et de l’effet des réformes, le nombre de chômeurs complets indemnisés demandeurs d’emploi admis sur la base du travail ou des études devrait encore diminuer même si cette diminution serait moins prononcée qu’en 2018 ( 24.750 unités).

Des défis qui restent importants

Avec un taux d'emploi de 69,2% (en 2018), nous sommes encore éloignés de l'objectif de 73,2% en 2020 fixé pour la Belgique dans le cadre de la stratégie européenne en matière d'emploi. Il faut toutefois rappeler que la population en âge de travailler a aussi augmenté davantage dans notre pays tandis qu’elle diminuait dans de nombreux pays.

Pour 2019, il existe des facteurs d’incertitude comme le Brexit, les problèmes budgétaires de certains pays de la zone euro et les risques de tensions commerciales entre les grands acteurs (Etats-Unis, Chine, Europe…). Tous ces facteurs peuvent affecter la croissance du PIB, ce qui peut compromettre la création d’emplois.

La numérisation croissante du marché du travail constitue également un défi majeur. Une étude récente[1]  recommande d’ailleurs d’agir rapidement d’une part sur les compétences et la formation de la population active et, d’autre part, sur l’élargissement de cette population active, en mobilisant davantage la population inactive et en stimulant la mobilité et la migration économique. Ce défi est encore accentué par l’évolution démographique qui fait que les sorties du marché du travail (vers la pension) seront plus nombreuses que les entrées au cours des prochaines années.

En outre, l’écart en matière de taux de chômage et d’emploi reste important entre les régions. Dans ces domaines, il est important de rappeler les transferts de différentes compétences fédérales relatives à l’emploi aux régions. Il s’agit principalement des titres-services, des agences locales pour l’emploi, des mesures d’activation et du contrôle de la disponibilité active et passive des demandeurs d’emploi. Aujourd’hui, la plupart de ces compétences sont effectivement transférées. Les régions disposent ainsi de tous les instruments pour mener une politique plus intégrée et plus efficiente en matière d’emploi, d’insertion et de réinsertion.

Le gouvernement fédéral sortant a également pris des mesures pour faire face aux défis mentionnés plus haut. Ces mesures ont été intégrées dans un accord conclu durant l’été 2018, à savoir le dénommé « deal pour l’emploi ». La plupart des mesures de cet accord devraient être concrétisées dans le courant de 2019.

Des économies et des changements structurels

Comme beaucoup d’autres institutions publiques fédérales, l’ONEM se voit imposer depuis 2015 des économies drastiques. En 2018, le budget de fonctionnement fédéral de l’ONEM (informatique, mobilier, fournitures, consommations, immeubles…) a été amputé de 26% par rapport au même budget en 2014.

Entre décembre 2014 et décembre 2018, le personnel de l’ONEM a diminué de 13,2%, soit 640 personnes (en plus du personnel transféré vers les régions dans le cadre de la Sixième Réforme de l’Etat). Toutefois, après plusieurs années de gel ou de restrictions dans les recrutements, l’ONEM a pu engager davantage de personnel en 2018, année au cours de laquelle 284 nouveaux collaborateurs ont rejoint l’Office. Pour la première fois depuis 2009, le nombre de recrutements a ainsi été supérieur au nombre de départs (275).

Dans ce contexte, l’ONEM a poursuivi, en 2018, la mise en œuvre des réformes entreprises ces dernières années :

  • Les transferts de compétences décidés dans le cadre de la Sixième Réforme de l’Etat se sont poursuivis. Pour certaines matières, le pouvoir de décision appartient désormais au service régional et la compétence d’exécution à l’ONEM. Ces matières nécessitent dès lors une collaboration permanente et intensive.
  • La réorganisation des services commencée  en 2015 s’est consolidée. Les activités Back office sont progressivement centralisées dans les 16 bureaux principaux tandis que les activités Front office restent assurées au plus près des assurés sociaux et des employeurs dans les 30 bureaux. L’ONEM a également poursuivi ses efforts dans le cadre de l’uniformisation des procédures.
  •  Après un important travail préparatoire et une période de tests de plusieurs mois, l’ONEM a lancé, en octobre 2018, son contact Clients dont la première réalisation est le numéro de téléphone unique. L’objectif est d’optimaliser les différents canaux d’information.

Un service de qualité

En 2018, l’ONEM a respecté les 127 engagements contenus dans son contrat d’administration.

Toutes les normes de qualité et de service ainsi que les délais de traitement ou de paiement ont été respectés, ce qui garantit un service de qualité aux assurés sociaux et aux employeurs. En 2018 par exemple, le délai de traitement moyen des demandes d’allocations de chômage était de 6,1 jours, soit le délai le plus court jamais enregistré.

Ces résultats sont confirmés par les différentes enquêtes de satisfaction réalisées auprès de nos clients. En 2018, plusieurs enquêtes ont été menées pour sonder la satisfaction au sujet des applications électroniques mises à disposition des travailleurs et des employeurs, du service en matière d’interruption de carrière et de crédit-temps, du site internet et des réponses écrites envoyées par l’ONEM en réponse aux mails et courriers des citoyens. Les résultats obtenus après ces différentes enquêtes se sont révélés très positifs.

Poursuite de la modernisation

L’ONEM investit chaque année dans le développement ou l’amélioration d’applications électroniques à l’intention des employeurs, des travailleurs et des demandeurs d’emploi. Ceci pour un service au client de meilleure qualité, plus rapide et moins cher.

En 2018, l’ONEM a poursuivi ses travaux relatifs à la migration des applications vers une nouvelle plateforme informatique moderne, compatible avec l’environnement G-cloud. Cette migration se poursuivra en 2019.

La digitalisation des processus est également importante pour l’ONEM. Les performances de l’Office en la matière sont particulièrement visibles dans le domaine de l’interruption de carrière. Toutes les phases de ce processus ont été informatisées de façon à fournir au client un service de qualité, rapide et moderne.

L’usage de la procédure électronique de demande d’allocations d’interruption (y compris pour le congé parental et le congé pour assistance médicale…) se propage chez les travailleurs et les employeurs. 58.861 demandes électroniques ont été faites en 2018 (contre 49.998 en 2017).

L’utilisation de l’application Break@Work, qui permet de calculer rapidement le montant de l’allocation de crédit-temps ou d’interruption de carrière ainsi que la durée à laquelle on a encore droit, progresse également. Un an après son lancement, près de 400.000 simulations ont été réalisées par environ 130.000 visiteurs. Une nouvelle fonctionnalité permet aujourd’hui d’obtenir directement l’attestation pour l’employeur via l’application.

En 2018, un nouveau service a également été créé au sein de l’ONEM : le service OCR, pour Optical Character Recognition, un système permettant de convertir le texte d’un formulaire scanné en un document digital destiné à être introduit dans l’application informatique. Aujourd’hui, les formulaires de demande de congé parental pour l’ensemble du pays sont  traités par ce service.

L’ONEM a été le premier et reste aussi le principal utilisateur de l’eBox, c’est-à-dire la boîte aux lettres électronique des assurés sociaux. 530.832 eBox étaient activées fin 2018 (pour 428.909 en 2017). L’ONEM y a déposé 854.375 documents en 2018.

L’utilisation de la carte de contrôle électronique s’étend également. Cette application, accessible sur PC, tablette ou smartphone, a déjà été utilisée par plus de 162.218 chômeurs, dont 40.652 nouveaux utilisateurs enregistrés en 2018.

Les services offerts aux employeurs sont aussi de plus en plus numériques. En 2018, près d’1 million de déclarations de chômage temporaire ont été faites par voie électronique (soit plus de 98%).

L’usage des déclarations électroniques de risque social s’est encore étendu en 2018, année au cours de laquelle on compte plus de 6,8 millions de déclarations électroniques.

L’ONEM a également, par le réseau de la Banque Carrefour de la Sécurité sociale, transmis, reçu et consulté plusieurs dizaines de millions d’attestations.

Des contrôles ciblés

Soucieux de réduire le plus efficacement possible la fraude et les usages impropres, l’ONEM continue également à informatiser ses procédures de contrôle. Le datamatching, a priori et a posteriori, se généralise. Plus de 40 types de croisements de données sont ainsi effectués de manière systématique. Les techniques de datamining sont également de plus en plus utilisées pour mieux cibler les enquêtes sur les situations à risques et permettent d’augmenter les ratios d’infractions constatées par rapport au nombre de contrôles effectués.

Ces dernières années, l’effort a surtout porté sur les actions préventives qui permettent d’éviter les paiements indus. Ce volet préventif a été considérablement étendu depuis 2014 en collaboration avec les organismes de paiement.

Dans le cadre du plan d’action de lutte contre la fraude du gouvernement, des efforts particuliers ont été faits en 2018 pour intensifier la lutte contre la fraude domiciliaire et le travail au noir.

Le développement durable et la responsabilité sociétale

Conscients de l'importance d'une gestion environnementale de leurs activités, la direction et le personnel de l'ONEM entreprennent des actions concrètes afin de diminuer leur impact sur l'environnement.

Depuis 2012, l’ONEM dispose d’un système de gestion environnementale afin d’évaluer et d’améliorer de manière continue ses prestations environnementales.

En 2018, une cellule ECO a été créée afin de coordonner toutes les actions entreprises en faveur de l’environnement. Des audits ont confirmé que l’ONEM respecte les législations environnementales et a réduit considérablement ses consommations de combustibles, de papier ainsi que sa production de déchets qui sont, en outre, triés de manière sélective. L’ensemble du personnel a également été sensibilisé au respect de l’environnement.

L’ONEM a aussi, comme rappelé ci-dessus, développé depuis plusieurs années et progressivement une variante électronique pour tous ses formulaires à compléter par les employeurs. Les formulaires et déclarations électroniques sont de plus en plus utilisés, réduisant d’autant la consommation de papier.

L’ONEM, dans le cadre de sa responsabilité sociétale, mène diverses actions visant à améliorer le service aux clients. Parmi ces actions en cours, citons l’accroissement de l’accessibilité de l’information, la refonte des codes déontologiques, l'élaboration d'un code de diversité ou encore une vaste action en faveur de la lutte contre la pauvreté.

Après avoir développé et mis en œuvre son code de diversité en 2017, l’Onem a mené en 2018 d’importantes actions de sensibilisation et de formation de son personnel afin de servir dans les meilleures conditions un public qui est parfois fragilisé ou en situation de pauvreté.

Toujours dans le cadre de sa responsabilité sociétale, l’ONEM a accueilli de nombreux stagiaires étudiants ou demandeurs d’emploi. En 2018, 294 personnes ont réalisé un stage à l’ONEM.

L’ONEM a aussi créé une « testteam » au sein de son département ICT. Plusieurs testeurs travaillent à l’ONEM via l’organisation Passwerk qui aide les personnes autistes à trouver un emploi.

Les partenariats et les synergies

L’ONEM est convaincu qu’une bonne collaboration avec les partenaires permet d’optimaliser les résultats de son action sur la société et la satisfaction de ses clients. L’ONEM entretient des partenariats structurés principalement avec les organismes de paiement, les services régionaux de l’emploi et de la formation, les centres publics d’action sociale, les organisations d’employeurs et les secrétariats sociaux.

En 2018, l’ONEM a intensifié sa collaboration avec les organismes de paiement (OP) dans le domaine de la prévention des comportements agressifs des assurés sociaux.

L’ONEM participe activement aux synergies mises en place avec les autres institutions publiques de sécurité sociale (IPSS) que ce soit en matière de gestion des ressources humaines (où l’ONEM partage un moteur salarial commun avec d’autres IPSS), d’informatique (intégration dans le G-Cloud…), de logistique ou d’audit (secrétariat du Comité d’audit commun…).

Sur le plan international, l’ONEM assure, depuis plusieurs années déjà, la présidence de la Commission assurance chômage et politiques de l’emploi de l’Association internationale de sécurité sociale qui rassemble 340 institutions de 157 pays.

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[1] Berger R., à la demande d’Agoria, en collaboration avec le VDAB, le Forem et Actiris, Shape the future, The Future of Work, septembre 2018.

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