L’ONEM a 90 ans !

Au cours de l'année 2025, le service Étude a écrit, chaque mois, des lettres fictives du passé à destination des collègues d'aujourd'hui. L'initiative a donné lieu à la publication d’un recueil commémoratif que vous pouvez découvrir via le lien ci-dessous :

Capsules temporelles

L’ONPC d’avant-guerre

C’est sur fond de « Grande Dépression » que l’Office national du Placement et du Chômage (ONPC) a vu le jour en 1935. Jusqu’alors, le chômage était assumé par les syndicats à destination de leurs affiliés et géré localement. Avec la création de l’ONPC, l’État institue une organisation nationale dont le rôle premier sera la remise au travail, le placement des ouvriers au chômage.

À peine créée, la jeune institution subit l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale et est, pendant un certain temps, détournée de ses objectifs dans un pays où le chômage est devenu tout simplement interdit. Heureusement, la guerre s’achève, et grâce au « Pacte Social » (1945), tous les travailleurs cotisant pour la sécurité sociale accèdent aux allocations de chômage.

Au cours des années 40 et 50, l’ONPC fait face à plusieurs périodes de crise alternant avec de courtes périodes de prospérité. C’est en faisant face aux difficultés que l’institution affine sa gestion du chômage de même que la prise en charge des demandeurs d’emploi au moyen des premiers programmes de formation professionnelle.

Nouvelle mission, nouveau nom !

En 1961, l’ONPC devient l’ONEM, l’Office national de l’Emploi, un nom qui convient mieux à son nouveau mandat principal de placement et de sécurisation de l’emploi. Dans le même ordre d’idées, un Fonds indépendant est créé en 1966, visant à assurer une indemnité aux travailleurs licenciés dans le cadre de faillites et de liquidations ; c’est le Fonds de Fermeture des Entreprises, pionnier à l’époque, et dont le rôle reste essentiel de nos jours.

Les années 80 : création des services régionaux de l’emploi

Un grand changement arrive à la fin des années 80 avec la troisième Réforme d’Etat qui acte la régionalisation des missions jusqu’alors dévolues à l’ONEM de placement des demandeurs d’emploi sur le marché du travail : le VDAB, le FOREM, l’ORBEM (devenu Actiris depuis) et l’ADG pour les Cantons de l’Est voient le jour. L’ONEM revient à sa mission fondamentale de gestion du chômage.

Vers une organisation moderne, armée contre les crises

En 2015, les aides à l’emploi sont à leur tour régionalisées et l’ONEM se concentre d’autant plus sur ses missions relatives aux chômages, chômages au pluriel puisque de nos jours, un large éventail de régimes existent, les uns destinés à protéger les travailleurs contre toute forme de perte d’emploi, les autres proposés pour permettre à la population d’alléger sa charge de travail dans les moments les plus déterminants au moyen des allocations d’interruption. Tous ces dispositifs ont fait leurs preuves même dans les crises les plus graves, comme la crise du coronavirus en 2020.

En 2022, l’ONEM a reçu un prix international pour ses bonnes pratiques. D’autres prix saluent ces dernières années l’acharnement avec lequel l’ONEM -et, avec lui, l’ensemble de ses collaborateurs- travaillent à améliorer la qualité des services en utilisant les technologies les plus modernes. À 90 ans, l’ONEM est un organisme mature à la responsabilité sociétale importante et à l’énergie intacte. Nous espérons que cet engagement continuera de s’exprimer au bénéfice des citoyens dans les décennies à venir.